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Ados mag n°004

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Tête d’affiche       P11

A bâtons rompus avec P-Square

 

‘’«C’est une bénédiction d’être des jumeaux

et de chanter ensemble»’’

 

Sacrés jumeaux ! Depuis que Peter et Paul Okoyé ont explosé (artistiquement parlant), plus rien ne leur résiste. Ils collectionnent les succès et les publics en transe. De passage à Cotonou lors du Countdown des trophées Koras, ils se sont confiés à votre magazine préféré « Ados Mag »...après un concert à guichets fermés au Centre International des Conférences.
 

Quel regard jetez-vous sur vos débuts ?
Cela nous a pris 14 ans pour parvenir à notre niveau actuel. Nous avons commencé par chanter lorsque nous étions au collège, très tôt. Ça n’a pas été facile mais à partir de 2005, les choses ont commencé à changer pour nous. Nous avons commencé par sortir plus de tubes, nous avons plus de fans et nous voyageons chaque semaine d’un pays à un autre. Donc, je pense que c’est une sorte de bénédiction pour nous parce que Dieu, en nous voyant, nous disait : « Les gars, vous avez fait des efforts, il est temps pour vous de récolter» et c’est ce qu’on fait actuellement.

Est-ce un avantage d’être jumeaux et de chanter ensemble ? Quels sont vos rapports ?
C’est mieux qu’un avantage, c’est une bénédiction. Quand on voit comme ça deux frères jumeaux en train de se produire sur scène, c’est une véritable harmonie. Notre mère est très fière de nous. Peter et Paul sont plus que des frères, ce sont des amis. On a grandi ensemble et on fait tout ensemble. Paul peut décider de chanter toutes les chansons, je ne vais pas protester. A la fin, nous y gagnons tous les deux.

Comment est né votre tube, « Do me « ?
Après « Bizzy Body « (titre-phare de leur deuxième album « Get Squared»), tout le monde en voulait plus. Donc, nous avons décidé de nous surpasser. C’est pourquoi nous avons sorti « Do me «. Deux semaines après la sortie de « Do me « au Nigeria, nous avons joué en Zambie. Il fallait voir la foule au stade, qui n’attendait que « Do me «. Maintenant, « Do me « est quasiment devenu un hymne national en Afrique, même en Europe : Italie, Allemagne, Portugal, Espagne.

Comment définissez-vous votre musique ?
Nous avions l’habitude de faire du RnB nigérian, aujourd’hui nous faisons une musique centrée sur l’Afrique, avec ses différentes cultures.

Après votre première nomination aux Koras 2003, vous revoilà dans la course. Qu’est-ce que ce trophée représente pour vous ?
Même si un petit garçon décide de faire un trophée en papier et décide de nous l’offrir, nous allons le considérer avec amour. C’est la même chose avec les Koras. Un Kora, c’est une belle chose, tout le monde le veut. C’est dire qu’un trophée Kora serait une belle récompense pour nous.

Comment voyez-vous la réaction du public quand vous êtes sur scène ?
Au Bénin, ce n’était pas mal, mais la foule était quand même un peu réduite. Nous avons joué dans beaucoup de pays, où je pense que le minimum de spectateurs tournait autour de 30.000, 40.000 voire 60.000. Je ne suis même pas sûr qu’ici, les spectateurs atteignaient 2.000. Mais comme c’est pour les Koras, on comprend même si ce n’est rien, quand on compare à nos spectacles passés. Surtout en Sierra Léone, en Ouganda, en Tanzanie et au Kenya, c’était incroyable.
Nous reviendrons très bientôt en janvier 2009, sur invitation de M. Ernest Adjovi, pour un vrai concert, mieux que notre petit show. Il s’agira d’un véritable hommage à la diva Myriam Makéba. P Square sur scène, c’est au moins trois heures de spectacle, nous avons à notre actif trois albums, donc un répertoire d’environ une trentaine de chansons.

Quels conseils donneriez- vous à des jeunes artistes qui veulent vous emboîter les pas ?
La musique, ce n’est pas les bling bling, les voitures, les femmes. La musique, c’est une passion. Quand vous y mettez de la passion et de l’amour, vous faites quelque chose que les gens vont écouter et aimer. Mais quand vous vous préoccupez des filles, des voitures, de l’argent et des bling bling et que ça ne vient pas, vous abandonnez. Il faut juste de l’amour et de la passion.

Quels sont vos projets dans l’immédiat ?
D’abord notre concert en Janvier 2009. Ensuite notre prochain album prévu pour l’année 2009. Sincèrement moi-même j’en ai peur parce qu’il sera vraiment « hot «, plus hot que « Do me «. Et puis nous projetons de collaborer avec des artistes africains. Pour le moment, nous pensons à 2Face Idibia et Fally Ipupa. Notre album va enregistrer aussi la participation d’un ultra célèbre artiste américain. Pour le moment, le mystère reste entier.


 

 Propos recueillis par James AKPOVO

 

Rencontre avec Paul & Peter

Le monde est P-Square!

 

Voila deux garçons qui font plus que des merveilles auprès de la jeune génération, fanatique des sonorités «cool and soft» et celles qui font bouger d’affirmation de soi et de revendications : Rnb, Hip Hop, Dance hall…Il faut écouter la chanson «Story» des P-Square, mais surtout avoir le privilège de les rencontrer pour pouvoir véritablement retracer le parcours atypique de ces jumeaux si séduisants et hors du commun. Et Ados Mag peut se targuer d’être le premier qui vous offre presque tout ce dont vous rêvez de savoir depuis si longtemps sur ces stars qui vous fascinent et vous excitent !
En effet, tout a commencé au Collège St. Murumba (une petite école catholique dans le Jos au Nigeria) où Paul et Peter manifestaient déjà un goût assez prononcé pour la chanson. Très vite identifiés, les deux jumeaux intègrent le club de musique et de théâtre de leur école au sein duquel ils pouvaient exprimer leur passion  en interprétant avec brio les tubes de leurs idoles : Michael Jackson, Bobby Brown et MC Hammer…
D’abord, ils forment avec deux autres amis, un quatuor a capella dénommé «MMPP» (Michael, Melvin, Peter and Paul). Plus tard, «Smooth Criminals» verra le jour en 1997, avec lequel ils se signalent davantage par leur talent qui séduit lors des manifestations culturelles auxquelles le groupe était invité. En 1999, Paul et Peter retournent à l’école de musique pour y développer leur art et apprendre à jouer à des instruments de musique professionnelle. Ils participeront même à la réalisation de génériques de plusieurs films à succès comme «Tobi», «Mama Sunday», «Moment of Bitterness», «Evas River»…

Après cette année, pendant que Paul et Peter retournent à l’Université de Lagos où ils sont désormais admis à poursuivre leurs études en «Administration des Affaires», d’autres membres de leur groupe «Smooth Criminals» se dispersent dans des Universités au Nord du pays. Ceci obligera Paul et Peter à former leur propre groupe, auquel ils changeront plusieurs fois l’appellation. On peut citer entre autres «Double P», puis «P&P», et «Da Pees», pour retenir finalement «P Square».Les jumeaux qui entre temps avaient travaillé pour s’affirmer par des compositions soignées et personnelles s’extirpent de l’underground et sortent en 2003 leur premier album intitulé «Last Nite». «Les ventes ont été spectaculaires ! », nous ont confié Paul et Peter. Suivra au cours de cette même année, une distinction au Koras Awards (catégorie du Groupe le plus prometteur Africain) et faisant du coup de P-Square une icône du Hip Hop nigérian. Deux ans plus tard, soit en juillet 2005, Paul et Peter sortent «Get Squared», leur deuxième album sorti sous leur propre label (Squared Records) qui sera vendu à plus de 10 millions d’exemplaires en Afrique! En novembre 2007, P-Square revient à la charge et comble le marché de disque d’un troisième opus intitulé «Game Over» qui connaît un succès fou dans toute l’Afrique, voire au-delà. (1million de copies a été vendu en un temps record : six jours après la sortie de l’album). «Do me» est l’une des meilleures vidéos sur cet opus qui fait une forte sensation et crève les écrans des télévisions du Sud comme du Nord.
Aux côtés des grands, plus rien n’arrête P-Square…
Plus rien ne semble arrêter P-Square qui a déjà assuré la première partie des spectacles de grandes figures du Hip Hop à l’échelle mondiale. Paul et Peter qui sont très sollicités, voyagent chaque semaine presque et ont déjà écumé des scènes prestigieuses aux côtés de Sean Paul, Usher, Ginuwine, Wyclef Jean, Akon et bien d’autres. Ce qui fait passer le gentil petit groupe (Paul et Peter) de l’Etat de Jos au Nigeria actuellement basé à Lagos, au rang de Stars, aux concerts géants d’aujourd’hui. En passant par les salles explosées au propre comme au figuré, par des fans en transe et des midinettes hystériques. A l’image des concerts explosifs donnés ça et là, à travers le monde, la récente participation de P-Square aux enregistrements «Count Downs» (Compte à rebours) des Koras Awards au Cic à Cotonou, a été un événement !Le tandem a baigné les spectateurs dans des prestations scéniques très colorées et animées de belles chorégraphies où la musique est souvent couverte par les hurlements du public, pour voir l’un des meilleurs groupes africains de son époque devenir une référence en matière de Rnb, Dance hall et de reggae. Le monde est vraiment P-Square !

 

Par Cir HOUNGBEDJI

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