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ESPACE FEMMES P18
Elle a bien raison Me Marie-Elise Gbèdo de nous offrir ce mignon
sourire! En effet, le Gouvernement français, à travers son 1er
magistrat, le Président Nicolas Sarkozy vient de reconnaître les
mérites de cette « Amazone des temps modernes» en l’admettant
dans la Légion d’Honneur de la «Grande Métropole». L’un des plus
grands ordres nationaux de la France. «Au nom de la République
française, nous vous faisons Chevalier de la Légion d’Honneur».
Ainsi s’exprimait son Excellence, Hervé Besancenot, ambassadeur
de la France près le Bénin, le jeudi 4 décembre dernier, à
l’occasion de la cérémonie de décoration qui a connu la présence
de plusieurs personnalités politiques, des parents et amis de la
récipiendaire. A travers ce geste, il faut voir le couronnement
d’une combattante infatigable, pour la promotion de la femme
dans la diversité et la différence. Celle qui est connue pour
ses prises de position franches et sans détours, a dénoncé au
passage la marginalisation de la femme par le régime actuel (4
femmes contre 26 hommes) et surtout dédié sa distinction aux
femmes béninoises auxquelles elle a promis de beaux jours.
Marie-Elise Gbèdo milite au sein de plusieurs réseaux de femmes
et est la première femme candidate à la Magistrature suprême,
aux élections présidentielles de Mars 2006.Elle a été Ministre
du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme pendant près d’une
année,
(Mai 1998 à Juin 1999).Félicitations et courage à vous, Marraine
des Ados !
Par
Luc Kindé
NOUVELLE SORTIE CD

2 ans
après son 1er album «Bougez», Miss Espoir
vient à nouveau apposer son empreinte dans les annales du
showbiz béninois. Et pour cette seconde production sonore depuis
que l’esthéticienne a embrassé la musique comme carrière
professionnelle, Enagnon Ahamada, surnommée Espoir par ses
admirateurs n’a pas voulu faire les choses à moitié. C’est du
moins ce qui se ressent après l’écoute de cet album intitulé
«Parfum chocolat» que l’artiste même qualifie «d’album de
maturité». Venue à la chanson par passion pour un art aussi
noble, Espoir avait déjà brillé par son talent grâce à son
premier laser «Bougez». On peut encore se souvenir de «Maman
dagbé», cette langoureuse plage musicale fredonnée par grands et
petits et qui continue d’apporter un grand espoir pour un
relèvement sensible dans le quotidien de toutes ces femmes qui
malheureusement, sont rangées au second plan. D’ailleurs, le
succès flagrant de ce morceau culte n’a pas empêché Miss Espoir
d’en proposer un remix, sur le nouvel album. «Parfum chocolat»
ambitionne de reprendre les choses exactement là où l’album
«Bougez» les avait laissées. Il s’agit d’un album de 10 titres
aux arrangements soignés et qui fait la part belle aux sonorités
actuelles dont notamment le coupé décalé, le Zékédé, mais aussi
le Zouk et la musique tradi-moderne. «Mes erreurs», «Tu es
parti», «Amour sans problème», «Folie cotonoise», «Parfum
chocolat», «Viens»,….. pour ne citer que ces titres-là,
célèbrent l’amour dans ses joies et peines, prônent le pardon ou
encore prescrivent la joie de vivre, malgré tout. En somme, la
jeune vedette, à travers des compositions personnelles dépeint
le vécu quotidien. Pour la réalisation de cet album, Espoir
s’est entourée de personnes qualifiées. A la programmation
savamment concoctée des titres, on retrouve Serjo Machiavelli,
artiste musicien et disc-jockey émérite qui fait parler le Bénin
musical en France où il réside. On mentionnera aussi et surtout
la touche très remarquable du plus béninois des ivoiriens,
l’arrangeur international Freddy Assogba qu’on ne présente plus.
Quant à la maison de production, retenez simplement que Miss
Espoir est depuis peu emballée par le label «Laha Production»
qui déjà, fait beaucoup pour le rayonnement culturel de notre
pays.
Par Cir HOUNGBEDJI
Miss Bénin : un gâchis à
supprimer ?
Le béninois en mal de sensations fortes ou fanatique des soirées
culturelles qui a effectué le déplacement sur le Palais des
congrès le samedi 8 novembre dernier ne peut qu’exprimer un
vœu : toiletter à fond ou bannir le concours de beauté Miss
Bénin qui en l’état actuel, n’honore guère notre pays. En effet,
l’événement n’a pas grandi d’un iota, avec les mêmes dérapages
toujours décriés et reprochés au Comité d’organisation:
amateurisme, complaisance, manque de rigueur dans le respect des
critères qui conduisent au choix de la plus belle fille du Bénin
et de ses 2 dauphines. Un trio dont le niveau intellectuel et la
beauté n’ont pas convaincu le public qui est resté sur sa faim
et perplexe. Un trio qui d’ailleurs, n’a jamais su s’imposer à
Miss Cedeao ou à Miss Naïades et qui comme les précédents ira
mordre la poussière aux prochaines éditions de ces grands
événements culturels panafricains.
En définitive, le Concours Miss
Bénin est-il organisé chez nous parce qu’il faut simplement le
faire comme dans d’autres pays et plagier tout bêtement? Dans ce
cas, plutôt que de plagier cette coutume dont le concept
fondamental est quand même louable, ne faudrait-il pas apporter
des touches spéciales, revoir les choses à fond, pour aboutir à
créer l’unanimité autour du choix d’un trio digne et
représentatif ? Le contraire nous aurait convaincu de ce clament
les pourfendeurs de ce Concours de beauté, à savoir que «Miss
Bénin n’est qu’un gâchis » maintenu aux frais du contribuable,
de sponsors et partenaires naïfs et autres vicieux qu’il faut
purement supprimer
Par CIRWINNER
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