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Zik Tendances P4
Qui ne
connaît pas Djock Vicoz ? En sortant en 2003, un premier album
intitulé « Système béninois », Magloire Djokoui de son vrai nom
était loin d’imaginer qu’il allait se taper une très grande
sympathie du public mélomane. Soutenu par un fond musical Tchink
fusionné au Soyoyo, ce titre éponyme est devenu faut-il le
rappeler, notre deuxième hymne national, tellement chacun se
retrouvait dans les faits décrits par cet agent de la COBEXIM.
En réalité, « Système béninois » est un condensé des réalités
qui jalonnent le vécu quotidien du Béninois, qu’il soit
politique ou simple citoyen. Cependant, malgré le succès mérité
qu’a connu cet album, Djock qui aime « bien faire les choses »,
attendra 4 années pour revenir sur la scène musicale, pour
dit-il, « reprendre les choses en main et distribuer de la joie
et d’espoir aux mélomanes ».Et pour qui connaît Vicoz, le doute
n’est pas permis. En témoigne d’ailleurs la nouvelle galette
musicale que propose ce grand fan des Écureuils à ses
admirateurs.
En effet, «Enagnon», nouvel opus fraîchement sorti et déjà
disponible sur le marché de disque est un régal savamment
concocté qui mérite une attention majeure de la part des médias
et des auditeurs. Il s’agit d’un laser de 8 titres aux
arrangements soignés, à travers lesquels l’Adjigan international
inocule au mélomane, « l’Espoir d’un Bénin prospère où il fera
bon vivre pour tous», comme message essentiel. Le natif de
Lokossa place sa voix sur le zouk ou le reggae qui ne démodent
jamais,sur le wênin qui fait des ravages auprès de la nouvelle
génération et le soyoyo qu’on sait très dansant. Artiste
éclectique, Djock Vicoz est un touche-à-tout, l’une des plus
prometteuses voix de la musique béninoise qui sait faire plaisir
aux oreilles averties. A écouter impérativement!
Par
Cir Houngbedji
Il
est indéniable que le rap connaît une effervescence
spectaculaire chez nous depuis quelque temps. La naissance
remarquable des groupes qui affluent dans le mouvement en est
une belle illustration. Parmi ceux-ci on peut retenir le groupe
Wahadja, un duo de 2 frères Togolais qui a élu domicile ici au
Bénin.
A en croire Ghoss et Innocent, « Wahadja » signifie « nous
errons tous » en langue Akposso (Sud ouest du Togo).Le groupe a
vu le jour en 1996 mais il lui a fallu attendre 2004 pour sortir
son 1er album de 10 titres intitulé « Ebozi » qui a reçu la
bénédiction et la touche particulière d’André de Berry Quenum.2
grands souvenirs marqueront cette année 2004.En effet,le groupe
reçoit le trophée de la meilleure inspiration de rap
traditionnel puis participe à la 1ère édition du Festival «
Africa Rap » tenue en Décembre 2004 à Lomé. Autrefois quatuor,
le groupe est aujourd’hui réduit à un duo (Goos et Steven) qui a
décidé de résister aux nombreuses difficultés et de continuer le
combat de nourrir son engagement pour un rap porteur de message
d’amour,de paix et d’unité. Le nouvel album intitulé « Zipki »
du duo a connu la présence vocale de K-Sim, le prince du Sahel
et du groupe de rap H2O Assouka. Son lancement est pour bientôt.
Par
Macaire D.M. ZINSOU
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