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ESPACE FEMMES P12
«La jeunesse
est le fer de lance de demain et la Femme, le levier de
développement», a-t-on coutume de dire. C’est pour donner
pleinement sens et vie à ce concept que la première dame du
Bénin, Mme Chantal YAYI, née de SOUZA, a mis récemment sur les
fonds baptismaux, l’association «Adjalala Horizons d’Espoirs» (A.H.E),
en présence d’éminentes personnalités et membres du
Gouvernement. Pour cette grande dame battante et pourfendeuse
des maux qui minent le développement de notre jeune Nation en
marche pour l’Emergence, il s’agit à travers un programme bien
défini, de lutter d’une part, contre la pandémie du Sida qui
affecte dans une proportion galopante, les adolescents et les
jeunes et d’autre part, contre la pauvreté et la marginalisation
des femmes.
Pour le premier cas, une série de mesures permettra d’informer,
de sensibiliser et d’éduquer la couche juvénile sur la gravité
du sujet afin de lui faire éviter le chaos. Lesdites mesures
prendront également en compte les personnes vivant avec le VIH
que la Marraine des Ados n’entend pas abandonner à leur sort.
Quand au second cas, Mme Chantal YAYI, par l’entremise de son
Association, accordera des micro- crédits aux femmes afin de les
accompagner et les aider à mener des activités rémunératrices.
Autant d’engagements que justifie le logo de l’A.H.E (jarre
trouée soutenue par les dix doigts de la main) et qui témoignent
de la détermination de la Première Dame à faire d’Adjalala
Horizons d’Espoirs, un véritable outil d’accroissement de la
plus value et un tremplin d’espoirs pour le Bénin Émergent.
Peace and Love à vous, Marraine !!!
Par
Cir Houngbedji
HIP-HOP/MCMçA :

« Itinéraire ».C’est
le tout premier cocktail de huit morceaux proposés par cette
jeune poétesse et rappeuse assez engagée. Titulaire d’un BTS en
gestion des ressources humaines et étudiante en fin de cycle en
droit à l’Université d’Abomey-Calavi, la Bénino-sénégalaise
Adama Ndiaga alias MCMçA a concrétisé un de ses rêves les plus
chers, celui de disposer sur le marché du disque d’un album en
bonne et due forme. Ce premier bébé musical est le résultat de
près d’une demi douzaine d’années au service du rap, cette
musique qui draine beaucoup plus les jeunes gens ces dernières
années. Avec pour support de véhicule des messages, le Wolof, le
Fon, le Goun, le Mina, le Yoruba, et surtout le Français, cet
album sorti chez Sam Seed Production et Phono Vision, vient
comme pour rompre la monotonie observée jusque-là dans ce milieu
considéré à tort ou à raison comme chasse gardée des hommes. Et
ce n’est pas par hasard que la balade musicale de 30minutes
environ à laquelle la jeune artiste invite les mélomanes,
démarre et prend fin par le refrain « A toutes celles », comme
pour affirmer : les femmes sont dans la place! Quoi de plus
normal à l’ère de la réclamation de la parité. Mais pour y
parvenir, il faudra compter avec tout le monde. Les femmes
mères, les mères femmes, les mères filles, les filles mères, les
jeunes femmes, les vieilles femmes, etc. sont à l’honneur à
travers ladite chanson. Même toutes celles qui ont des
« complexes » ou qui « laissent perplexes », qui « plaisent » ou
« déplaisent » ; qui sont « belles » ou « rebelles »…y sont
évoquées. C’est sans nul doute une invite à un changement de
comportement au niveau du genre.
Africaniste des temps modernes
La jeune fille (22 ans) appelle ses sœurs et copines
adolescentes à dire ensemble non à l’avortement. C’est à travers
le titre « Baby boom ». Puis, place à la fête sur « Fiesta ».
L’atmosphère se décrispe un tout petit peu pour laisser place au
divertissement. Mais pas pour longtemps. Ici avec « Degui »,
c’est la mort qui est décriée dans une envolée cool non pas du
deuil mais plutôt lyrique où djembé, talking drum et autres
percussions d’Afrique retentissent pour réclamer leur place dans
la symphonie des instruments modernes : grosse caisse, caisse
claire...
C’est le titre éponyme de l’album qui permet à MCMçA de faire le
récit de son parcours : « Aujourd’hui, j’ai assez de temps pour
raconter mes différends qui avec le temps sont devenus très
lassants. MCMçA, il y a de cela six ans… ». Le reste des
morceaux est assez digeste et appelle à se procurer le CD de la
ravissante Ndiaga pour en savoir plus.
L’album «Itinéraire» se réclame un véritable chef d’oeuvre que
doit s’arracher la Génération Consciente!
Par Claude Urbain PLAGBETO
Gisèle Ash revient avec «N’dakpé»
Le showbiz béninois a découvert
cette jeune femme en 2001 quand elle a débarqué d’Abidjan avec
son premier album « Empreinte ». L’accueil réservé à cet opus
goupillé des mains de maître par le docteur des arrangeurs en
Côte d’Ivoire, Freddy Assogba, a été des plus chaleureux. Ce
premier bond positif dans la musique a encouragé l’ancienne
élève de l’Institut supérieur des arts et de l’action culturelle
d’ Abidjan à revenir sur la scène musicale avec une « Surprise »
(c’est le titre de son 2è album) agréable aux mélomanes et à ses
fans en 2003.Puis depuis, rien, pas même le moindre single.
Gisèle Ash qu’on croyait hors du pays, savourait les délices de
la maternité. Eh bien oui, Ash a donné naissance à une jolie
fille voici 2 ans. Mais aussi, Gisèle a connu des moments
difficiles et a souffert d’une longue maladie qui a nécessité
une intervention chirurgicale. « Je m’en suis sortie grâce à
Dieu » tient à préciser Ash très croyante. Et d’ajouter « je me
porte très bien aujourd’hui et j’ai déjà repris le studio pour
finir mon 3è album que j’avais commencé après la naissance de ma
fille. » Sous la direction artistique de Lucas Koffi grand
dénicheur de talents qu’on ne présente plus, Gisèle a travaillé
dans plusieurs studios, compte tenu de la diversité rythmique de
l’album. On y savoure du zouk, de la salsa, et du gogohoun de
son Kluékanmè natal, pour ne citer que ceux-là.
Au nombre des studios ayant accueilli Ash pour les arrangements,
on peut citer «All that production» à Lomé qui a pour arrangeur
le performant et très sollicité Carlos Danklou, mais aussi le
studio «MDC» (toujours à Lomé) du plus togolais des congolais,
Déclo Mabiala, et également le studio «M.E.Records» d’Eric Gbèha
à Cotonou. La plus connue des femmes artistes chanteuses de
musique moderne et natives du Mono demande à tous ses fans de
retenir leur souffle et projette d’ambiancer cette fin d’année
avec son nouvel album «N’dakpé». Affaire à suivre donc !
Par Huldah OUSSA
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