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Ados mag n°003

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ESPACE FEMMES  P12

  • Chantal YAYI au chevet des Ados
     

«La jeunesse est le fer de lance de demain et la Femme, le levier de développement», a-t-on coutume de dire. C’est pour donner pleinement sens et vie à ce concept que la première dame du Bénin, Mme Chantal YAYI, née de SOUZA, a mis récemment sur les fonds baptismaux, l’association «Adjalala Horizons d’Espoirs» (A.H.E), en présence d’éminentes personnalités et membres du Gouvernement. Pour cette grande dame battante et pourfendeuse des maux qui minent le développement de notre jeune Nation en marche pour l’Emergence, il s’agit à travers un programme bien défini, de lutter d’une part, contre la pandémie du Sida qui affecte dans une proportion galopante, les adolescents et les jeunes et d’autre part, contre la pauvreté et la marginalisation des femmes.
Pour le premier cas, une série de mesures permettra d’informer, de sensibiliser et d’éduquer la couche juvénile sur la gravité du sujet afin de lui faire éviter le chaos. Lesdites mesures prendront également en compte les personnes vivant avec le VIH que la Marraine des Ados n’entend pas abandonner à leur sort. Quand au second cas, Mme Chantal YAYI, par l’entremise de son Association, accordera des micro- crédits aux femmes afin de les accompagner et les aider à mener des activités rémunératrices.
Autant d’engagements que justifie le logo de l’A.H.E (jarre trouée soutenue par les dix doigts de la main) et qui témoignent de la détermination de la Première Dame à faire d’Adjalala Horizons d’Espoirs, un véritable outil d’accroissement de la plus value et un tremplin d’espoirs pour le Bénin Émergent. Peace and Love à vous, Marraine !!!

Par Cir Houngbedji

  HIP-HOP/MCMçA :

  • «Itinéraire» de la griotte rappeuse 

 

 « Itinéraire ».C’est le tout premier cocktail de huit morceaux proposés par cette jeune poétesse et rappeuse assez engagée. Titulaire d’un BTS en gestion des ressources humaines et étudiante en fin de cycle en droit à l’Université d’Abomey-Calavi, la Bénino-sénégalaise Adama Ndiaga alias MCMçA a concrétisé un de ses rêves les plus chers, celui de disposer sur le marché du disque d’un album en bonne et due forme. Ce premier bébé musical est le résultat de près d’une demi douzaine d’années au service du rap, cette musique qui draine beaucoup plus les jeunes gens ces dernières années. Avec pour support de véhicule des messages, le Wolof, le Fon, le Goun, le Mina, le Yoruba, et surtout le Français, cet album sorti chez Sam Seed Production et Phono Vision, vient comme pour rompre la monotonie observée jusque-là dans ce milieu considéré à tort ou à raison comme chasse gardée des hommes. Et ce n’est pas par hasard que la balade musicale de 30minutes environ à laquelle la jeune artiste invite les mélomanes, démarre et prend fin par le refrain « A toutes celles », comme pour affirmer : les femmes sont dans la place! Quoi de plus normal à l’ère de la réclamation de la parité. Mais pour y parvenir, il faudra compter avec tout le monde. Les femmes mères, les mères femmes, les mères filles, les filles mères, les jeunes femmes, les vieilles femmes, etc. sont à l’honneur à travers ladite chanson. Même toutes celles qui ont des « complexes » ou qui « laissent perplexes », qui « plaisent » ou « déplaisent » ; qui sont « belles » ou « rebelles »…y sont évoquées. C’est sans nul doute une invite à un changement de comportement au niveau du genre.

Africaniste des temps modernes


La jeune fille (22 ans) appelle ses sœurs et copines adolescentes à dire ensemble non à l’avortement. C’est à travers le titre « Baby boom ». Puis, place à la fête sur « Fiesta ». L’atmosphère se décrispe un tout petit peu pour laisser place au divertissement. Mais pas pour longtemps. Ici avec « Degui », c’est la mort qui est décriée dans une envolée cool non pas du deuil mais plutôt lyrique où djembé, talking drum et autres percussions d’Afrique retentissent pour réclamer leur place dans la symphonie des instruments modernes : grosse caisse, caisse claire...
C’est le titre éponyme de l’album qui permet à MCMçA de faire le récit de son parcours : « Aujourd’hui, j’ai assez de temps pour raconter mes différends qui avec le temps sont devenus très lassants. MCMçA, il y a de cela six ans… ». Le reste des morceaux est assez digeste et appelle à se procurer le CD de la ravissante Ndiaga pour en savoir plus.
L’album «Itinéraire» se réclame un véritable chef d’oeuvre que doit s’arracher la Génération Consciente!
 

Par Claude Urbain PLAGBETO
 

 

Gisèle Ash revient avec «N’dakpé»

 

Le showbiz béninois a découvert cette jeune femme en 2001 quand elle a débarqué d’Abidjan avec son premier album « Empreinte ». L’accueil réservé à cet opus goupillé des mains de maître par le docteur des arrangeurs en Côte d’Ivoire, Freddy Assogba, a été des plus chaleureux. Ce premier bond positif dans la musique a encouragé l’ancienne élève de l’Institut supérieur des arts et de l’action culturelle d’ Abidjan à revenir sur la scène musicale avec une « Surprise » (c’est le titre de son 2è album) agréable aux mélomanes et à ses fans en 2003.Puis depuis, rien, pas même le moindre single. Gisèle Ash qu’on croyait hors du pays, savourait les délices de la maternité. Eh bien oui, Ash a donné naissance à une jolie fille voici 2 ans. Mais aussi, Gisèle a connu des moments difficiles et a souffert d’une longue maladie qui a nécessité une intervention chirurgicale. « Je m’en suis sortie grâce à Dieu » tient à préciser Ash très croyante. Et d’ajouter « je me porte très bien aujourd’hui et j’ai déjà repris le studio pour finir mon 3è album que j’avais commencé après la naissance de ma fille. » Sous la direction artistique de Lucas Koffi grand dénicheur de talents qu’on ne présente plus, Gisèle a travaillé dans plusieurs studios, compte tenu de la diversité rythmique de l’album. On y savoure du zouk, de la salsa, et du gogohoun de son Kluékanmè natal, pour ne citer que ceux-là.
Au nombre des studios ayant accueilli Ash pour les arrangements, on peut citer «All that production» à Lomé qui a pour arrangeur le performant et très sollicité Carlos Danklou, mais aussi le studio «MDC» (toujours à Lomé) du plus togolais des congolais, Déclo Mabiala, et également le studio «M.E.Records» d’Eric Gbèha à Cotonou. La plus connue des femmes artistes chanteuses de musique moderne et natives du Mono demande à tous ses fans de retenir leur souffle et projette d’ambiancer cette fin d’année avec son nouvel album «N’dakpé». Affaire à suivre donc !

 

Par Huldah OUSSA

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