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Ados mag n°002

Et Dit Tôt !!!

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Tête d’affiche       P8

  LA STAR QUI MONTE

 

- Parcours de la jeune star - Le 1er et le 2ème album - La copie de ‘’ c’est avec plaisir...’’ -

- Confidences  - Bonus : un poster en couleurs -

 

Tel père, tel fils !

S’il est un artiste talentueux de la chanson béninoise qui défraie la chronique en ce moment, c’est bel et bien Miguel Tofohossou ou encore  Petit Miguelito pour ses fans et admirateurs. Avec son premier album baptisé « Du père au fils » on s’en rappelle, il a fait ressortir la vigueur musicale du fils qui déjà, réussit à assurer la relève. Du coup, Petit Miguelito a ressuscité le bon souvenir de son feu père...

 

 

 A bâtons rompus avec PETIT MIGUELITO

 

‘’ Miguélito n’a de problème avec personne’’

 

S’il est un artiste talentueux de la chanson béninoise qui défraie la chronique en ce moment, c’est bel et bien Miguel Tofohossou ou encore  Petit Miguélito pour ses fans et admirateurs. Avec son premier album baptisé « Du père au fils » on s’en rappelle, il a fait ressortir la vigueur musicale du fils qui déjà, réussit à assurer la relève. Du coup, Petit Miguélito a ressuscité le bon souvenir de son feu père. Passé ce franc succès, le revoilà avec un nouvel opus. « Confirmation », faut-il l’avouer, reprend les choses, exactement oû le précédent tube les avait laissées. De vocation musicale, le jeune Tofohossou en regorge ;il en a dans le sang. Il  a hérité de celui qui a coulé dans les veines de son père défunt .C’est ce jeune artiste que votre magazine a reçu pour vous, dans ce nouveau numéro de « Tête d’Affiche ». Petit Miguélito à cœur ouvert, lisez plutôt !

 

 

Ados Mag : Que dirais-tu pour te présenter aux lecteurs d’Ados Mag ?

 

Petit Miguelito : Mon nom d’artiste est Petit Miguelito. Mon nom à l’état civil est Tofohossou Ghislain Miguel

 

 

S’il t’es donné de retracer ton parcours, que peux tu dire ?

C’est un parcours qui a connu des hauts et des bas, ce n’est pas facile comme pour la plupart des artistes béninois. Seulement qu’il faut persévérer, ne pas baisser les bras, surtout quand on sait où on va. J’ai commencé la musique à l’âge de 10 ans. A l’époque,j’avais une guitare que je jouais. J’aimais beaucoup écouter mon père Miguelito de qui je ne connaissais pas grand-chose. Les 15 ans passés, je me demandais si je pouvais faire comme lui. Je suis allé voir un oncle à moi, Quelef qui ne m’a pas marchandé son appui. On a commencé, on n’a tenté plein de choses mais quelques temps après, comme ça ne marchait pas comme je le souhaitais, on a dû arrêter, après 2 ans juste par découragement

 

Tu avais donc baissé les bras ?

Pas vraiment car pendant ce temps, j’ai continué ma formation en architecture. Un peu plus tard, on a tout repris à zéro et on a  réalisé une maquette qui pour nous était un travail accompli. Cependant, on a rencontré quelqu’un qui nous a dit que tout cela était à remettre en cause. C’est ainsi que de fil en aiguille, en cherchant toujours à mieux faire, nous sommes parvenus à sortir « Lonlonyin »

 

Que connaîs-tu de ton père ?

Je sais qu’il était un célèbre artiste chanteur de la musique béninoise. La preuve est qu’il est toujours gravé dans la mémoire de beaucoup de mélomanes. Je ne l’ai connu que de nom et par sa photo et surtout par ses chansons. Donc à part ces éléments de repères, je n’avais que 6 mois quand il quittait ce monde, dans un accident de la circulation, alors qu’il partait pour un concert.

 

Quel bilan peux tu faire du 1er album ?

Le bilan est positif, j’ai su que les mélomanes, le peuple béninois en général a trouvé en ce que je fais, une musique qu’ils attendaient depuis. Quand bien même, l’album a été bien accueilli, je me suis dit que beaucoup de choses restent à faire, que je pouvais faire mieux pour davantage plaire à mes fans sans qui je ne suis rien.

 

Ton 1er album a été produit par Gap (Gogoyi Akouègon Prosper) mais tu n’es plus avec lui aujourd’hui. Que s’est- il donc passé ?

Ce n’est pas que je ne suis plus avec Gap, je suis avec tout le monde. L’artiste, le musicien n’a pas d’ennemi, il est l’ami de tous et l’ennemi de personne comme on le dit.

 

Ce que je dis est clair; vous ne travaillez plus ensemble…

On dit que je ne travaille plus avec Gap parce qu’on on ne nous voit plus souvent ensemble encore avant. C’est vrai qu’on peut allaiter un bébé mais à un certain âge, il se sent apte à se battre, à se chercher lui-même, et à faire face aux réalités de la vie afin d’en tirer le maximum d’expériences qui l’aideront à bâtir l’homme, l’adulte de demain qu’il est appelé à devenir. C’est un peu cela, sinon avec Gap, il n’y a pas de problème, entant que tel. Petit Miguélito n’a de problème avec personne. C’est comme ça que je vois la vie, en toute positivité.

 

Aujourd’hui, tu roules une caisse (voiture) et beaucoup pensent que c’est trop tôt ?

Je demande aux lecteurs d’Ados Mag de beaucoup m’excuser, mais on dit souvent que lorsqu’on t’offre quelque chose, n’hésite pas avant de le prendre. Certes qu’il faut réfléchir même si c’est quelques secondes, histoire de voir  s’il s’agit d’un bien profitable. Alors moi j’ai réfléchi et je pense qu’il fallait saisir cette possibilité que m’a offerte le public de pouvoir acquérir cette voiture, j’ai réfléchi et j’ai trouvé que j’ai trop roulé à moto, surtout face à certaines situations bizarres auxquelles je suis souvent confronté.

 

Tu veux parler de tes accidents de la circulation ?

Tout a fait ! Mais avant d’en parler je disais tantôt que si l’on vous offre quelque chose qui  vous est profitable, il faut le prendre. C’est le peuple béninois, mes fans qui me soutiennent qui m’ont offert leur amour, leurs soutiens par diverses manières : (en achetant mes disques et cassettes ou en venant à mes spectacles) qui m’ont permis d’acheter cette bagnole. Je pense que ce n’est pas trop tôt, car mon souhait est de donner au peuple, la preuve que l’argent qu’il me donne est bien dépensé. C’est toute ma vie qui est préservée, car je serai beaucoup plus à l’abri de vils accidents.

 

Justement, il parait que tu a été accidenté plusieurs fois…

Les accidents, c’est des situations qui arrivent à tout le monde, surtout que l’homme commet souvent d’erreurs. Cependant, je me demande si mes protagonistes le font par erreur de manœuvre ou pas parce que, dans les cas des trois graves accidents que j’ai connus, je passe mon chemin et on vient me ramasser. Il est inutile de faire ici encore de polémiques sur ces accidents de circulation. En résumé, je dirai que si tout ce qui arrive à l’homme était prévisible, il allait s’arranger pour y échapper. Nous devons donc prier l’ Eternel Dieu Tout Puissant afin qu’il nous garde saints et saufs, à chacune de nos sorties et arrivées.

 

Mais il paraît qu’à moto, tu filais  trop… ?

Depuis que j’ai été agressé par des gens aux intérêts inavoués, je ne m’arrête plus deux secondes sur la voie. D’habitude, je suis souvent en retard et donc quelquefois, pour rattraper le temps perdu, et me mettre au pas, il m’arrive de filer. Cependant actuellement, depuis que j’ai pris la voiture, je ne file plus, je me sens plus en sécurité.

 

Tu es ambassadeur du Bénin près du HCR, quelle est la mission qui t’est dévolue ?

Ma mission est simple : je dois être instamment disponible pour apporter de l’amour, de la joie dans les cœurs des réfugiés, ceux-là même qui par le fait des persécutions et conflits divers se retrouvent loin de chez eux, dans des conditions qu’on sait souvent difficiles. Ce sont  des frères et soeurs à nous qui ont besoin qu’on leur témoigne et apporte tout l’amour et toute l’affection qui leur manquent. Et  il faut reconnaître que le HCR fait beaucoup en assistant ces personnes qui se retrouvent en état de réfugiés, malgré eux.

 

Tu chantes aussi la femme. Dis nous, que représente-t-elle pour toi ?

La femme est avant tout la mère de l’humanité, elle reste et demeure la moitié de l’homme. Les deux doivent s’unir pour être complet. Sans la femme il n’y a pas de vie, c’est un être à protéger et qu’il faut entourer d’affection et d’amour. Les violences faites aux femmes doivent être sévèrement châtiées.

 

Venons-en à ton genre musical, comment le définis tu ?

Je fais de l’Afro salsa qui rencontre l’adhésion de tous et circule aisément dans tous les pays. C’est une musique universelle qui comble tous les goûts.

 

Un dernier mot à l’endroit de tes fans et des nombreux ados qui te liront ?

Je voudrais d’abord remercier votre magazine « Ados Mag » pour avoir choisi de m’accorder une interview. J’ai lu le numéro précédent et j’avoue que c’est un magazine qui ressemble véritablement aux jeunes. Il m’a beaucoup séduit parce qu’il est réalisé par des jeunes pour les jeunes. De plus, il  est bien présenté et témoigne qu’il est fait par des gens qui ont du goût pour l’esthétique et je vous encourage. Je demande à mes fans de me faire toujours confiance et de me soutenir comme ils savent si bien faire en achetant surtout mes albums. Le deuxième qui a pour titre « Confirmation » est déjà disponible sur le marché. Tous les titres sont à écouter sans modération. Aux ados et aux jeunes, je leur demande beaucoup de sagesse et de ne pas céder à la paresse. Il faut croire en ce qu’on fait et travailler, travailler et travailler encore ; car seul le travail paie.

 

Les Confidences de Petit Miguelito

 

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