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Star découvertes P11
Musique
Reggae
S’il est un
artiste dont l’impétuosité séduit plus d’un et oblige
inexorablement à un changement positif dans les sociétés du
monde en crise, c’est bel et bien Tiken Jah Fakoly,reggae man et
rasta convaincu. En optant de suivre les pas de son aîné, Alpha
Blondy, Tiken s’affirme aujourd’hui sur le plan international et
compte plusieurs productions discographiques et distinctions
honorifiques. C’est cet artiste planétaire que le premier numéro
d’Ados Mag a choisi de vous faire découvrir.
Par Big
MANAGER
MOUSSA DOUMBIA
de son vrai
nom, Tiken Jah
Fakoly peut être classé parmi les chanteurs de la nouvelle
génération et parmi les défenseurs des valeurs africaines. Si
les deux premiers albums,à savoir « Djelys » et « Missiri » du
rasta n’ont pas connu un succès foudroyant,il se fera surtout
connaître de par le monde entier avec son tube planétaire « Mangéocratie ».Un
album sur lequel l’artiste,sans malaise aucun,dans son genre
musical(le reggae root),dénonce avec un franc-parler qui
déconcerte,des maux qui minent l’Afrique et qui ont pour
noms :xénophobie, corruption,hypocrisie,
détournement,sous-développement…
Avec son
quatrième opus intitulé « Cours d’histoire », Tiken Jah Fakoly
confirme ses talents de reggae man à dimension internationale.
Dans cette production discographique mixée au studio « Tuff
Gong » du regretté Bob Marley, cette talentueuse vedette de la
musique ivoirienne démontre sa parfaite maîtrise de l’histoire
de son pays. Un véritable « Cours d’histoire » où Tiken explique
les origines du fort mélange culturel que connaît la Côte
d’Ivoire. Mais,le reggae man sait aussi braver les risques
encourus en étalant au grand jour,tout ce qui ne va pas et tord
le cou à l’histoire. L’on se rappelle la grande influence qu’a
exercé son morceau « Mon pays va mal » sur la population
ivoirienne .L’artiste y dénonce les multiples dérapages et la
mauvaise gestion du régime politique d’alors. Son album, «Françafrique »
dénonce et critique de façon acerbe les relations de
« néocolonialiste » que la France,ancienne puissance
coloniale,entretient aujourd’hui avec ses ex-colonies,dans le
but de maintenir celles-ci toujours dans l’instabilité
sociopolitique,la dépendance et la famine. Son album « Coups de
gueule », vient indexer ceux que Tiken appelle « les ennemis de
la paix en Afrique et dans le monde».Ici, le rasta pointe dans
ses textes, un doigt accusateur sur ces puissances occidentales
dont les Etats-Unis et bien d’autres qui se font passer pour les
« gendarmes ou les maîtres du monde », se donnant même la
licence de « partager » d’autres pays, ou encore de juger de
l’opportunité de telle ou telle nation de se développer. Et à
Tiken d’y aller dans le titre phare de l’album : « Ils ont
partagé le monde…plus rien ne m’étonne… »
L’homme,
apparemment cool, bouillonne pourtant sur scène et surprend plus
d’un par la témérité de son verbe sans détours et par sa
maîtrise des événements. C’est ce qui lui a sans doute valu le
pseudonyme de « rebelle »,titre que le lauréat du Concours
Découverte Rfi 2000 défend à chacune de ses prestations,à
travers le monde.
Par
Big MANAGER
Pris sur le vif
3 questions
à Jolidon Lafia
Ados Mag :
Pourquoi as-tu choisi de faire la musique ?
Jolidon
Lafia :
J’ai choisi de faire la musique tout simplement parce que je
suis issu d’une famille de musiciens ; ce que beaucoup ne savent
pas. Mes parents, pour la plupart d’entre eux, ont pratiqué cet
art. C’est vrai que ce n’est pas le même genre
(traditionnel).Toutefois, bon nombre parmi eux ont fait de la
musique. Alors tu vois que je ne fais que suivre leurs pas.
C’est donc le relais que je prends, et c’est de ça que je vis.
Puisque tu vis de la musique, peux-tu nous dire, si-tu possèdes
d’autres qualités artistiques ?
Bien sûr que
oui. Je suis, outre un simple artiste chanteur, guitariste et je
joue sur l’émission « Club des Fans »de Tata Inès, une émission
des enfants. Je suis donc co-animateur de ladite émission. Et
c’est parce que j’adore les enfants. Quand je les voie, je suis
heureux, ils sont ma joie et je les adore. D’ailleurs je leur
dédie une chanson sur mon prochain album.
Peux-
tu nous parler justement de cet album ? Que nous réserve t-il ?
Cet album
qui sortira d’ici quelques mois seulement, comporte 12 titres
dont 6 chansons en « Baatonou », c’est-à-dire en « Bariba » et
qui valorisent le Tèkè, le Aské, le Sinsinnou et le Tipenti,
donc des rythmes de chez nous. Les 6 autres titres font l’éloge
de mes talents de guitariste. Ce sera très original. Tous mes
fans vont l’adorer. Ce sera succulent, excusez de peu le terme !
Propos
recueillis par Raoul GNITOUNGBE
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