*
La douleur
*
«
Ah ! j'ai mal, je souffre… Non, je préfère mourir..
jusqu'à quand cela durera-t-il ? Pourquoi tant de douleur
en moi ? Mon Dieu, aide-moi, je t'en prie…"».
Mais
où étais-je pour parler ainsi ? Ah ! je vois maintenant,
j'étais en plein dans la douleur qui me serrait dans ses
bras sans vouloir me relâcher. J'avais oublié même que
j'étais avec vous amis internautes. Et puisque je viens de
me sauver des griffes de la douleur pour l'instant, je vous
en dirai peu mais beaucoup aussi.
Comme
je vous le disais, je viens de voir la douleur. Et
saviez-vous à quoi elle ressemble ? Je vous le dirai. Elle
n'a ni tête ni queue ni pied. Elle est assez minuscule,
plus minuscule que le grain de sable. Mais ce qui est
étonnant, c'est qu'elle est un ensemble d'aiguilles, de
griffes…
Les
aiguilles sont incomptables mais elles sont aussi minuscules
mais très piquantes. J'ai alors compris son petit secret
qu'elle nous cache depuis longtemps. J'ai découvert que la
douleur n'est rien du tout mais que sa force se trouve et se
cache dans ses aiguilles. Car c'est pat là qu'elle nous
prend en toute circonstance. J'ai également compris que sa
force réside aussi dans sa faculté de collaboration, de
participation, de lier amitié. Et là ! c'est terrible ce
que j'ai vu.
La
douleur est la collaboratrice directe et immédiate de la
souffrance. Elles sont des amies pour l'éternité et leurs
plans contre le Hommes sont effrayants à plus d'un titre.
Ce sont deux amies plus solidaires que les Hommes
eux-mêmes. Leur entente est impressionnante. Les deux sont
incorporées l'une dans l'autres. De ce fait, la douleur a
en elle la souffrance et vice versa. Qui a vu la souffrance
a vu la douleur.
Je
les ai vues partout où je suis allée. Je les ai vues en
chemin, en famille, en amour, en amitié, en argent, au
travail, dans la société, au quartier, dans les nations,
dans les pays, dans le monde…
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